"Depuis que Laurent Roussey a fait monter Pascal Feindouno d'un cran, faisant du Guinéen le deuxième attaquant au côté de Gomis, le tandem rayonne. Et c'est tout Saint-Etienne qui retrouve le sourire.
Mais comment Laurent Roussey n'y a-t-il pas pensé plus tôt ? Au retour de Pascal Feindouno de la CAN, ça a fait tilt dans la tête de l'entraîneur stéphanois : et si le Guinéen pouvait apporter davantage dans un rôle de deuxième attaquant que dans celui de milieu droit excentré qu'il occupe depuis toujours chez les Verts ? En gros, Feindouno devait-il retrouver le poste qui était le sien à Bordeaux puis à Lorient au début de sa carrière ? Aujourd'hui, Laurent Roussey connaît la réponse. « Le repositionnement de Pascal apporte beaucoup », lâchait-il fièrement après la victoire à Caen (3-1) samedi. Malgré la lourde défaite à Strasbourg (Ndlr : 3-0), le coach stéphanois avait déjà eu un aperçu de ce que pouvait apporter Feindouno en soutien de l'attaquant le 9 février dernier.
Entré en jeu à la pause à la place d'un Ilan décevant, « Pasqualito », comme il se surnomme lui-même sur son répondeur, avait tout de suite amené un plus aux offensives des Verts. Positionné au côté de Gomis, il avait fait dire après la rencontre à Laurent Roussey qu'il y avait quelque chose à creuser de ce côté-là. Le samedi suivant, le technicien forézien lançait donc Feindouno d'entrée comme deuxième attaquant. Ilan, remplaçant, en faisait les frais, tandis que Payet était replacé sur l'aile droite. Et là ce fut LA révélation. Comme s'ils avaient toujours joué ensemble en pointe, Feindouno et Gomis, étincelants, se trouvaient les yeux fermés et humiliaient presque à eux seuls une équipe de Nancy tombée sur un duo de feu (4-0). Les stats parlaient d'elles-mêmes à l'issue de ce match référence pour Roussey : doublé pour Gomis, un but et deux passes décisives pour son nouveau partenaire offensif.
Tout sourire, l'ancien adjoint de Puel à Lille quittait la pelouse de Geoffroy-Guichard avec une certitude : Pascal Feindouno n'est jamais aussi fort que lorsqu'il évolue en attaque. L'autre bonne satisfaction du jour pour Roussey étant l'évidente complémentarité entre le capitaine du Sily National et Bafé Gomis : « Elle saute aux yeux », reconnaissait même le coach stéphanois, presque gêné de ne pas s'en être rendu compte plus tôt. Trop heureux de pouvoir compter sur un tel tandem désormais, Roussey ne s'est pas privé de les titulariser de nouveau devant sur la pelouse malherbiste. Et une nouvelle fois, les deux hommes ont brillé. Certes, contrairement à Gomis, « Pasky », l'autre surnom de Feindouno, n'a pas marqué, mais il a tellement fait mal aux Caennais que tout D'Ornano l'a acclamé à sa sortie. Une ovation qui a probablement définitivement convaincu Laurent Roussey."
Source: Football365.fr